NOUAKCHOTT
Lundi 24 octobre
Nous quittons la piste en plein désert pour rejoindre la côte, empruntant le trajet de Nouamghar à Nouakchott. À l’époque, aucune route goudronnée ne traversait cette région, et la seule voie praticable était la plage, accessible uniquement à marée basse. Peu après notre départ, nous faisons une halte devant les impressionnantes dunes de Mahara. Fascinés par leur immensité, nous décidons d’y réaliser quelques clichés. À côté d’elles, la dune du Pilat ressemble presque à une simple dunette.
Le soir, à 18h30, nous devons faire une pause à Tiouilit, un village de pêcheurs, en raison d'une interdiction de circulation nocturne visant à protéger les bancs de mulets.
Mardi 25 octobre
Comme la veille, nous progressons difficilement le long de la côte, le vent étant faible et soufflant du nord, nous obligeant à avancer vent arrière. Tel des Shadoks, nous devons pomper encore et encore… Trois haltes bienvenues nous offrent l’occasion de capturer quelques clichés près des épaves de bateaux, qui, lentement ensevelies par le sable, semblent s’éloigner toujours plus de la mer.
À marée haute, c’est l’heure de la pause. Un véritable échange s’installe entre nous et les guides : ils nous initient au jeu de dames mauritanien, tandis que nous leur apprenons à monter sur un Speed-Sail. Le soir, nous installons notre bivouac, avec en toile de fond les lueurs lointaines de Nouakchott.
Arnaud de Rosnay
Comparatifs entre les 2 raids
Comparatifs entre les 2 raids
Sur le bord de la piste qui suit la plage… la présence d’un chalutier espagnol échoué… Tout m'est défit : Arnaud de Rosnay
Quinze ans plus tard, le chalutier est toujours là, fidèle au rendez-vous. Malgré l'absence de vent, nous avons tenu à immortaliser ce lieu emblématique à travers quelques clichés.
Quinze ans plus tard, le chalutier est toujours là, fidèle au rendez-vous. Malgré l'absence de vent, nous avons tenu à immortaliser ce lieu emblématique à travers quelques clichés.
Mercredi 26 octobre
Nous atteignons Nouakchott en longeant la plage, traversant d'abord le village des pêcheurs. Rapidement, une foule de pêcheurs curieux se rassemble autour de nous. Nous tentons d'avancer vers le centre-ville sur nos speed sails, mais la densité de la circulation nous oblige à mettre pied à terre. Après plusieurs nuits de bivouac et une progression éprouvante due au manque de vent, une nuit à l'hôtel nous offre enfin un repos bien mérité.
APPEL SPECIAL
J’aimerai retrouver les propriétaires de cette deudeuche vue dans Nouakchott le 26 ou 27 octobre 1994, afin de faire un lien avec cette bande d’aventuriers.