EPILOGUE
La question essentielle est la suivante : avons-nous réussi à suivre les traces d'Arnaud de Rosnay ? La réponse est indéniablement : OUI, pari réussi. Revenons sur les principaux points de concordance entre notre raid et celui d'Arnaud de Rosnay :
Mardi 18 octobre
COUP DE THEATRE ! Nous faisons la rencontre de Pierre Dupuy, surnommé « Dipi », un véritable aventurier. Ancien chasseur de crocodiles, qui a par la suite fondé une ferme dédiée à ces reptiles à Abidjan et contribué à la création des centres de vacances et de pêche Air-Afrique.
C'est avec surprise et émotion que nous découvrons qu’il était présent ici même, en 1979, aux côtés d’Arnaud de Rosnay lors du départ de son périple. Nous l’ignorions totalement, car cette partie de l’histoire n’est écrite nulle part. Mais à l’écoute de ses récits, aucun doute possible
Vendredi 21 octobre
Arnaud de Rosnay a rencontré le même problème que nous : PETOLE. À l’époque, ses voiles étaient bien moins rigides que les nôtres, rendant la navigation encore plus compliquée. Pierre Dupuy nous a alors révélé une astuce utilisée par Arnaud pour donner l’illusion du vent sur les photos : il montait sur son Speed-Sail, lui-même installé sur le toit d’un 4×4 en mouvement. En avançant lentement, il parvenait ainsi à capturer des clichés dynamiques, malgré les conditions météorologiques défavorables.
Vendredi 21 octobre
Le vent du désert souffle à 50 kilomètres à l’heure à l’anémomètre. Je roule comme un démon sur le sepka. Le sepka est un terrain chargé de poudre alluvionnaire, de particules minuscules de coquillages écrasés… Tout m'est défit : Arnaud de Rosnay
La "Sepka" n’existe pas. Il s’agit en réalité de la Sebkha, dont la prononciation est très proche. Nous sommes passés par le même endroit, mais, manque de chance, le vent n’était pas au rendez-vous.
La "Sepka" n’existe pas. Il s’agit en réalité de la Sebkha, dont la prononciation est très proche. Nous sommes passés par le même endroit, mais, manque de chance, le vent n’était pas au rendez-vous.
Dimanche 23 octobre
Je suis sur la piste qui longe la baie Saint-Jean… Je veux poursuivre mais après une heure et demie de progression je dois m’allonger sous la voile pour échapper au soleil… Tout m'est défit : Arnaud de Rosnay
Non seulement nous avons longé cette baie, mais nous y avons également fait une halte en milieu de journée, cherchant un répit face à une chaleur écrasante, battant tous les records.
Non seulement nous avons longé cette baie, mais nous y avons également fait une halte en milieu de journée, cherchant un répit face à une chaleur écrasante, battant tous les records.
Mardi 25 octobre
Sur le bord de la piste qui suit la plage… la présence d’un chalutier espagnol échoué… Tout m'est défit : Arnaud de Rosnay
Quinze ans plus tard, le chalutier est toujours là, fidèle au rendez-vous. Malgré l'absence de vent, nous avons tenu à immortaliser ce lieu emblématique à travers quelques clichés.
Quinze ans plus tard, le chalutier est toujours là, fidèle au rendez-vous. Malgré l'absence de vent, nous avons tenu à immortaliser ce lieu emblématique à travers quelques clichés.
Jeudi 27 octobre
Demi-tour ! Je retourne sur Nouakchott prendre la route bitumée qui conduit à Rosso… Arnaud de Rosnay … Tout m'est défit : Arnaud de Rosnay
Seul avec son speed sail chargé pour être autonome, il s'est vite rendu compte que la plage était impraticable. Comme nous, sa seule option restait de traverser les terres afin de trouver un sol plus ferme en empruntant la seule route goudronnée de Mauritanie..
Seul avec son speed sail chargé pour être autonome, il s'est vite rendu compte que la plage était impraticable. Comme nous, sa seule option restait de traverser les terres afin de trouver un sol plus ferme en empruntant la seule route goudronnée de Mauritanie..
Lundi 31 octobre
Après quinze kilomètres à pleine vitesse dans la lande de Barbarie, je m'arrête devant l'embouchure du Sénégal. Jai depuis longtemps prévu le matériel pour effectuer la traversée du fleuve en Speed-Sail… Tout m'est défit : Arnaud de Rosnay
C'est en fait une erreur de la part d'Arnaud de Rosnay car ce n'est pas la lande mais la LANGUE de Barbarie. Quoi qu'il en soit nous empruntons strictement le même parcours, arrivé à l'embouchure notre solution de traversée sera cependant différente avec le stop-pirogue.
C'est en fait une erreur de la part d'Arnaud de Rosnay car ce n'est pas la lande mais la LANGUE de Barbarie. Quoi qu'il en soit nous empruntons strictement le même parcours, arrivé à l'embouchure notre solution de traversée sera cependant différente avec le stop-pirogue.
Lundi 31 octobre
Au village de Taré, coup de poker ! Un villageois s’approche et affirme se souvenir du passage d’Arnaud de Rosnay. Si nous avions cherché un tel témoin nous-mêmes, nous n’y serions sans doute pas parvenus.
À sa demande, nous lui laissons en souvenir l’une des roues de secours d’un Speed Sail. Surprise : il l’accroche fièrement à sa porte d’entrée, tel un véritable trophée.
Mardi 1r novembre
Cette plage est une autoroute. Le sable est absolument parfait. Je dévale la grès à toute allure… Le vent est à l’unisson de ce parcours extraordinaire et de ma joie, force 4 à 5 entre le travers et l’arrière … J’exulte… Tout m'est défit : Arnaud de Rosnay
Je garde de ce bord la même sensation, ou enfin nous avons pu faire exprimer nos Speed-Sail entre Saint Louis et Dakar...
Je garde de ce bord la même sensation, ou enfin nous avons pu faire exprimer nos Speed-Sail entre Saint Louis et Dakar...
Jeudi 3 novembre
Je roule, et je roule, et je roule. Soudain je m’aperçois que la plage n’est pas vide. A l’Horizon ce point est devenu colonne, a pris contours pour se révéler Maison. Dakar ! Oui Dakar est là ! A 16 heures je descends du Speed Sail à Yoff… le raid est terminé… Tout m'est défit : Arnaud de Rosnay
Plage de Yoff, nous pouvons presque voir les sillons de son Speed-Sail tellement nous avons été proches de son parcours.
Plage de Yoff, nous pouvons presque voir les sillons de son Speed-Sail tellement nous avons été proches de son parcours.