DAKAR
Mardi 1r novembre
Le vent est enfin de la partie. Nous profitons de ces conditions idéales pour parcourir environ 90 km. C'est également l'anniversaire de notre photographe Nicolas. La journée s’achève par un bivouac bien mérité.
Arnaud de Rosnay
Comparatifs entre les 2 raids
Comparatifs entre les 2 raids
Cette plage est une autoroute. Le sable est absolument parfait. Je dévale la grès à toute allure… Le vent est à l’unisson de ce parcours extraordinaire et de ma joie, force 4 à 5 entre le travers et l’arrière … J’exulte… Tout m'est défit : Arnaud de Rosnay
Je garde de ce bord la même sensation, ou enfin nous avons pu faire exprimer nos Speed-Sail entre Saint Louis et Dakar...
Je garde de ce bord la même sensation, ou enfin nous avons pu faire exprimer nos Speed-Sail entre Saint Louis et Dakar...
Mercredi 2 novembre
Après 40 km, nous faisons halte au Lac Rose , aux portes de Dakar (arrivée officielle des anciens Paris-Dakar), avant notre arrivée prévue le lendemain sur la plage de Yoff. C’est l’occasion de capturer quelques clichés de groupe avant notre séparation imminente. Nous testons également une caméra montée sur le mât de Catherine, mais dès le premier essai, l’un des appareils de Nicolas finit dans l’eau après une chute. Pour varier les prises de vue, nous fixons une caméra à l’arrière du Speed-Sail de Gildas afin d’obtenir des images dynamiques.
En guise de remerciement, nous partageons un moment avec nos guides en les initiant de nouveau au Speed-Sail. Et comment oublier Claude, notre médecin, qui profite du vent favorable pour tirer quelques bords et se défouler après un long périple en 4×4 ?
Jeudi 3 novembre
Au réveil, une pointe de nostalgie se fait déjà sentir : l’épilogue de notre aventure approche. Nous nous lançons dans les 30 derniers kilomètres, partagés entre l’excitation d’en finir et la mélancolie d’un voyage qui restera gravé en nous. L’arrivée se précise : la plage se remplit progressivement de monde et d’imposants travaux sont en cours. Nous nous retrouvons à rouler au plus près des poids lourds transportant le sable, une dernière dose d’adrénaline avant la ligne d’arrivée.
Nous y voilà, plage de Yoff. Impossible d’aller plus loin, la plage s’achève sur une corniche. Ironie du sort, nous avons suivi les traces d’Arnaud de Rosnay : partis de la corniche du Cap Blanc, nous terminons notre aventure sur celle du Cap Vert.
NOUS L’AVONS FAIT ET NOUS EN SOMMES FIERS ! Rien qu’en écrivant ces mots, 30 ans plus tard, un frisson me parcourt encore.
Arnaud de Rosnay
Comparatifs entre les 2 raids
Comparatifs entre les 2 raids
Je roule, et je roule, et je roule. Soudain je m’aperçois que la plage n’est pas vide. A l’Horizon ce point est devenu colonne, a pris contours pour se révéler Maison. Dakar ! Oui Dakar est là ! A 16 heures je descends du Speed Sail à Yoff… le raid est terminé… Tout m'est défit : Arnaud de Rosnay
Plage de Yoff, nous pouvons presque voir les sillons de son Speed-Sail tellement nous avons été proches de son parcours.
Plage de Yoff, nous pouvons presque voir les sillons de son Speed-Sail tellement nous avons été proches de son parcours.
Vendredi 4 novembre
Nous avons passé la nuit à l’hôtel Ngor Diarama, où nous avons profité de la piscine, tandis que nos guides ont préféré dormir dans les 4×4 pour les surveiller. Au petit matin, Gildas et moi les rejoignons pour partager le petit déjeuner avec eux.
Cette journée est dédiée au rangement du matériel, aux formalités administratives et à la découverte de Dakar. Nous en profitons également pour faire don au dispensaire local du stock de médicaments et du matériel médical que nous avions emporté pour notre sécurité, grâce à la CERP, alors mon employeur.
Cette journée est dédiée au rangement du matériel, aux formalités administratives et à la découverte de Dakar. Nous en profitons également pour faire don au dispensaire local du stock de médicaments et du matériel médical que nous avions emporté pour notre sécurité, grâce à la CERP, alors mon employeur.
Vient le moment des adieux. Nos trois guides et Philippe de Castille reprennent la route vers la Mauritanie. Des visages que nous ne reverrons sans doute jamais, mais dont la gentillesse et le dévouement resteront à jamais gravés dans nos mémoires.
Samedi 5 novembre
Notre matériel est chargé dans les soutes. Le co-organisateur a pu négocier le prix du fret. L’avion décolle.
Dimanche 6 novembre - 07h00
Il fait froid, nous venons d’atterrir à Roissy. Deuxième séparation avec notre photographe et notre cameraman. Les reverrons-nous un jour ?
Ce qui parait paradoxal après une telle aventure, est que nos routes vont se séparer. Ce sera 23 ans après en écrivant un premier blog de cette aventure, que j’ai pu reprendre contact avec Catherine, Gildas et Nicolas...