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LES PREPARATIFS

Mardi 18 octobre - 11h10

Après 40 minutes de vol, nous atterrissons à l’aéroport de Nouadhibou. À peine le temps de récupérer nos affaires que nous sommes déjà conduits devant les autorités militaires… encore une fois ! Et ce ne sera pas la dernière. Cette fois, il s’agit de justifier la présence d’une caméra professionnelle sur le sol mauritanien.

Heureusement, nous disposons d’une autorisation officielle pour filmer, délivrée par les autorités mauritaniennes, ce qui facilite grandement les démarches. Maintenant direction le centre de pêche Air-Afrique ou nous allons établir notre camp de base...

Mardi 18 octobre - 13h00

Nous arrivons dans la baie de l’étoile au nord de Nouadibhou ou est situé le centre de pêche. Le temps de débarquer, de déposer nos affaires et de faire connaissance avec le propriétaire, nous prenons notre premier repas... Et là...
Arnaud de Rosnay - Portrait
Arnaud de Rosnay
Comparatifs entre les 2 raids

...Et là, COUP DE THEATRE ! Nous faisons la rencontre de Pierre Dupuy, surnommé « Dipi », un véritable aventurier. Ancien chasseur de crocodiles, qui a par la suite fondé une ferme dédiée à ces reptiles à Abidjan et contribué à la création des centres de vacances et de pêche Air-Afrique.

C'est avec surprise et émotion que nous découvrons qu’il était présent ici même, en 1979, aux côtés d’Arnaud de Rosnay lors du départ de son périple. Nous l’ignorions totalement, car cette partie de l’histoire n’est écrite nulle part. Mais à l’écoute de ses récits, aucun doute possible : nous étions bien sur les traces d’Arnaud.

Pierre Dupuy s’est éteint en Côte d’Ivoire le 28 novembre 2011, à l’âge de 82 ans.

Portait - Pierre Dupuy - Dipi

Dipi - Pierre Dupuy

L'aventurier, le vrai, qui a quitté la France sur un coup de tête avec son meilleur ami car il ne pouvait se payer une place de cinéma. Entre coup d'état et chasses de crocodiles sa vie a été mainte fois en danger.

Drapeau ART hissé et offert par notre équipe au centre de pêche Air-Afrique

Mais l’essentiel reste en suspens : notre matériel sportif (speed-sails, voiles, mâts…) est toujours absent. Apparemment, le fret n’a pas été payé par le co-organisateur… Oups ! En attendant de résoudre ce contretemps, place au tourisme !

Mercredi 19 octobre

Donc un peu de tourisme. Le matin, nous partons à la découverte de Nouadhibou, une ville de contrastes saisissants. Ici, une banque en marbre côtoie un bidonville. Là, un 4x4 Marlboro dépasse une voiture de police roulant… sur trois roues, faute d’avoir la quatrième (véridique !). En chemin, nous croisons un troupeau de dromadaires destinés à la consommation et visitons le "village marin", aussi surnommé le "village des voleurs". Ce lieu insolite ressemble à une immense brocante maritime où l’on peut tout trouver. À proximité, un cimetière de bateaux offre aux Mauritaniens un véritable terrain de récupération, où chaque épave est minutieusement démontée.

J’y repère une lampe marine frappée du sigle CCCP, vestige d’une époque révolue. Avant de repartir, nous faisons un détour pour acheter un petit cadeau à Catherine, dont c’est l’anniversaire.
Nous poursuivons notre exploration en direction du Cap Blanc, l’extrémité sud de la presqu’île de Nouadhibou. Ce lieu revêt une importance particulière pour nous, car Pierre nous a révélé qu’Arnaud de Rosnay y avait réalisé ses premières photos avant son départ. L’accès est difficile : sans 4×4, l’expédition serait impossible. Une fois sur place, il nous faut descendre une pente abrupte de terre et de roches, un passage délicat… mais l’effort est récompensé par la découverte d’une petite plage magnifique en contrebas, avec un phoque-moine en train de s'y prélasser. Séduits par l’endroit, nous décidons d’y revenir dès l’arrivée de notre matériel pour y réaliser nos premières prises de vue. C'est comme si nous pouvions voir les traces de pas d'Arnaud de Rosnay dans le sable.
Raid 1994 - Carte presquile Nouadhibou
Raid 1994 - Cap Blanc Mauritanie
Notre arrivée à Nouakchott
Les chapitres de l'Aventure
Le Cap Blanc