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SAINT-LOUIS

Samedi 29 octobre

Anecdotes
Catherine est abordée par un admirateur qui lui propose le mariage en échange d’une case, autrement dit une petite maison. Malgré cette généreuse offre, elle choisit de poursuivre l’aventure à nos côtés. Qu’on se rassure, elle ne sera pas la seule à recevoir une telle proposition… mon tour viendra bientôt !
Nous abordons la dernière étape de notre périple, bien moins captivante que les précédentes, le terrain étant par endroits impraticable en Speed-Sail, et surtout, la magie du désert qui s’estompe peu à peu, laissant place à une toute autre atmosphère. Aussi, sur nos engins, la route entre Rosso et Saint-Louis s’avère bien plus compliquée. La circulation est dense, sans oublier la végétation abondante rendant notre progression laborieuse. Pour être honnête, évoluer sur cette route où les camions filent à toute allure n’a rien de rassurant.

Notre premier bivouac au Sénégal se fait près de Thilène, et c’est une véritable nuit de cauchemar. Les moustiques, aussi gros que des vaches, mettent notre patience à rude épreuve. Je me rappelle notre couchage sur le toit des 4x4 dans une moustiquaire que nous n'arrivons pas à installer correctement. Finalement, en pleine nuit, nous craquons et décidons de lever le camp. Nous parcourons une cinquantaine de kilomètres supplémentaires avant de nous poser sur la plage de Saint-Louis, où nous espérons enfin trouver un peu de répit.

Dimanche 30 octobre

Nous choisissons de faire une pause de 24 heures à Saint-Louis. Après avoir exploré la ville, nous passons l’après-midi à assister à un match de football entre deux équipes locales. Une rencontre animée qui dure pendant au moins trois heures, chaque but étant l’occasion pour la foule d’envahir le terrain en dansant avec enthousiasme. C'est également un moment de partage avec un groupe de musiciens qui me prête un djembé et que J’aurai la chance de pouvoir ramener en souvenir. Il trône toujours dans mon bureau comme un véritable trophée.

Lundi 31 octobre

Nous nous préparons à partir pour la dernière ligne droite, qui suivra exclusivement la côte sénégalaise jusqu'à la plage de Yoff à Dakar. Nous descendons la langue de Barbarie jusqu'à l’embouchure du fleuve Sénégal, tandis que les 4×4 contournent la zone pour nous rejoindre sur la rive opposée.

Arrivés à l’embouchure, nous envisageons un instant de la traverser à la nage, mais face à la largeur du fleuve et à la force du courant, l'idée est vite abandonnée. Comment faire sans devoir contourner toute la zone ? Catherine a alors une idée brillante : tenter un "stop-pirogue". Contre toute attente, ça fonctionne ! Après une négociation habilement menée par Catherine, deux pêcheurs acceptent de nous faire traverser. Dans les bateaux l'attente est fébrile, car l'équilibre des pirogues laisse franchement à désirer… Le coût de la traversée fût de : 1 Casquette, 3 t-shirts et 500 Francs CFA.
Arnaud de Rosnay - Portrait
Arnaud de Rosnay
Comparatifs entre les 2 raids
 Après quinze kilomètres à pleine vitesse dans la lande de Barbarie, je m'arrête devant l'embouchure du Sénégal. Jai depuis longtemps prévu le matériel pour effectuer la traversée du fleuve en Speed-Sail… Tout m'est défit : Arnaud de Rosnay

C'est en fait une erreur de la part d'Arnaud de Rosnay car ce n'est pas la lande mais la LANGUE de Barbarie. Quoi qu'il en soit nous empruntons strictement le même parcours, arrivé à l'embouchure notre solution de traversée sera cependant différente avec le stop-pirogue.

Après cette traversée mouvementée, nous rejoignons la terre ferme et reprenons la route en 4×4, la zone étant impraticable en Speed-Sail. Nous poursuivons jusqu'au village de Taré où nous attend un accueil des plus chaleureux.


La soirée commence par un repas partagé avec les habitants, suivi d’une visite du village. Nous découvrons notamment une fabrique artisanale de parpaings destinés à la construction d’une maison en cours. Profitant de l’ombre bienfaisante, nous nous accordons même une sieste bien méritée.


Un moment cocasse survient lorsque, après avoir offert un t-shirt à une jeune fille du village, celle-ci me propose spontanément de l’épouser ! La journée touche à sa fin, et nous repartons pour installer notre bivouac à quelques kilomètres de là.

Anecdotes
Au village de Taré, coup de poker ! Un villageois s’approche et affirme se souvenir du passage d’Arnaud de Rosnay. Si nous avions cherché un tel témoin nous-mêmes, nous n’y serions sans doute pas parvenus. À sa demande, nous lui laissons en souvenir l’une des roues de secours d’un Speed Sail. Surprise : il l’accroche fièrement à sa porte d’entrée, tel un véritable trophée.
Rosso
Les chapitres de l'Aventure
Dakar